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BIOGRAPHIE

Là où « 33 ans », en proposant un voyage à travers les âges charnière de la vie, avait tout d’un album concept, « La femme idéale » est, plus simplement, un album de chansons. Des chansons qui regardent à l’intérieur comme à l’extérieur de leur auteur. Des histoires de cadeaux magnifiques et de petits cailloux dans la chaussure. En démaquillant la femme idéale, en sublimant l’amour quotidien, en glorifiant les sauts dans le vide, Ben Mazué tire en quelques titres, et sans doute avec plus de sincérité que jamais, le bilan d’un premier tiers de vie.

Le fil rouge de l’album, cette fois, c’est l’autre. L’autre en général et la femme en particulier. Sujet et objet de tous les désirs, de tous les questionnements, de tous les regards, de nuits et de pages toutes blanches.

Une femme idéale, donc.

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BIOGRAPHIE

Là où 33 ans, en proposant un voyage à travers les âges charnière de la vie, avait tout d’un album concept, La femme idéale est, plus simplement, un album de chansons. Des chansons qui regardent à l’intérieur comme à l’extérieur de leur auteur. Des histoires de cadeaux magnifiques et de petits cailloux dans la chaussure. En démaquillant la femme idéale, en sublimant l’amour quotidien, en glorifiant les sauts dans le vide, Ben Mazué tire en quelques titres, et sans doute avec plus de sincérité que jamais, le bilan d’un premier tiers de vie.
Le fil rouge de l’album, cette fois, c’est l’autre. L’autre en général et la femme en particulier. Sujet et objet de tous les désirs, de tous les questionnements, de tous les regards, de nuits et de pages toutes blanches.
Une femme idéale, donc.
Surtout une femme sous pression, étouffant sous les attentes et les demandes, donnant beaucoup, donnant tout, prenant sur elle, gardant pour elle, renonçant à elle, mais usée, fatiguée, oubliée.

Manifestement, cette femme, Ben Mazué l’aime. Elle l’émeut. Elle l’inspire. Il l’admire.
Qu’il chante les hauts et les bas d’une relation amoureuse («10 ans de nous») ou qu’il tende la main à une sœur au bord de l’implosion («Let me»), il pose sur elle le regard tendre et bienveillant de celui qui sait qu’il n’est lui-même ni sans peur, ni sans reproche.

En parlant de l’autre, en s’adressant à l’autre, en disant presque plus souvent « tu » que « je », Ben Mazué livre finalement beaucoup de lui dans cet album. Quelle meilleure façon de connaître une personne que de la voir parler à ceux qu’elle aime ? Que de savoir pourquoi, et comment, elle les aime ?

Cet homme-là voit la beauté dans la simplicité, vénère les petits riens chers à Serge Gainsbourg et sait la valeur d’une vie à deux.

Ce voile levé doit beaucoup à l’interprétation. Un chant parfois fragile (« La mer est calme ») et toujours habité de ce petit je-ne-sais-quoi propre au conteur Ben Mazué, ces vagues de mots, ce rythme cardiaque.

Ben Mazué est de toute évidence dans un souci quasi maniaque du mot juste, celui qui à la fois exprimera les pensées et les sentiments qui l’animent, mais aussi sonnera, entraînera, pénètrera. A chaque envoi, il touche, il est sans doute un peu magicien car il sait qui on est. Il observe, il dissèque, il ne juge pas, il chérit ce qui rassemble et rend si joliment imparfait.

Dans l’acceptation, et même dans la célébration des faiblesses ou des limites de ceux qui l’entourent, Ben Mazué trace dans ce nouvel album un sillon à mi-chemin entre résilience et poing levé.

 

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