Micro-entreprise ou auto-entrepreneur : quelles différences ?

Les micro-entreprises et les auto-entrepreneurs sont des formes d’entrepreneuriat qui se sont imposées sur le marché. Elles peuvent offrir des solutions intéressantes à ceux qui veulent se lancer dans leur propre affaire. Mais comment choisir entre les deux ? Quels sont les principaux avantages et les inconvénients de chacun ? Dans cet article SEO, nous allons examiner de plus près les différences et les similitudes entre les micro-entreprises et les auto-entrepreneurs afin que vous puissiez prendre la meilleure décision pour votre entreprise.

Vous hésitez entre le statut de micro-entreprise et celui d’auto-entrepreneur ? Sachez que jusqu’en 2016, ils se référaient à deux systèmes différents. Mais, maintenant, ces deux termes désignent la même chose : la micro-entreprise. Ce régime offre une multitude de bénéfices aussi bien pour la vie sociale que pour la situation comptable et fiscale.

Quel était le statut des micro-entrepreneurs et des auto-entrepreneurs en 2016 ?

En 2016, un micro-entrepreneur ne pouvait pas être automatiquement qualifié d’auto-entrepreneur, mais le contraire était possible. Cela signifie que l’entrepreneur pouvait choisir le statut d’auto-entrepreneur en optant pour le régime de la micro-entreprise. La principale différence entre ces deux régimes était la façon dont les cotisations sociales étaient calculées et payées. Un chef d’entreprise qui optait pour le régime de la micro-entreprise devait payer des cotisations sociales comme un travailleur non salarié (TNS) classique. L’auto-entrepreneur, cependant, devait s’acquitter de ses charges en déduisant un certain pourcentage de son chiffre d’affaires. En ce qui concerne la fiscalité, un auto-entrepreneur avait la possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Tandis qu’un micro-entrepreneur devait payer l’impôt sur la base des revenus qu’il générait, un abattement forfaitaire était appliqué sur le revenu brut généré par la micro-entreprise.

Y a-t-il encore des différences entre auto-entrepreneur et micro-entreprise à compter du 1er janvier 2016 ?

Depuis le début de l’année 2016, la réforme Pinel a unifié le concept des « auto-entrepreneur » et « micro-entreprise ». Dès lors, tous les entrepreneurs qui bénéficient de ce régime sont désormais nommés des « micro-entrepreneurs ».

Ceux qui avaient choisi le régime auto-entrepreneur avant l’arrivée de la loi Pinel ont le droit de continuer d’en bénéficier. Pourtant, ils sont nommés « micro-entrepreneurs ». Les entrepreneurs qui avaient opté pour le régime de la micro-entreprise, mais qui n’avaient pas adhéré au statut de l’auto-entrepreneur peuvent, eux, désormais opter pour le régime micro-social simplifié.

Aujourd’hui, il n’y a plus de distinction entre auto-entrepreneur et micro-entreprise. Bien que l’expression « auto-entrepreneur » soit encore utilisée, il s’agit en fait d’un « abus de langage ».

Avantages et particularités du statut de micro-entrepreneur

Depuis la fusion des régimes, le statut de micro-entrepreneur offre de nombreux bienfaits, parmi lesquels :

  • facilité et rapidité des procédures administratives ;
  • charges sociales minimes ;
  • simplification de la comptabilité ;
  • imposition avantageuse.

Les formalités simplifiées et la procédure rapide

Mettre en place une micro-entreprise est relativement simple et rapide. Il suffit de remplir le formulaire correspondant au type d’activité souhaité. Il s’agit donc de choisir entre :

  • le formulaire P0 CMB micro-entrepreneur, pour les activités commerciales ou artisanales ;
  • le formulaire P0 PL micro-entrepreneur, pour les activités libérales et les prestations de services.

Les formalités simplifiées et la procédure rapide

Charges sociales minimes

Le régime de la micro-entreprise impose un pourcentage forfaitaire sur le chiffre d’affaires à payer chaque mois ou chaque trimestre. Ce taux est différent selon l’activité et s’élève à :

  • 12,8 % pour les activités commerciales (vente de marchandises ou offres d’hébergement) ;
  • 22 % pour les activités libérales et les prestations de services.

Une comptabilité allégée

Le statut de micro-entrepreneur permet de bénéficier d’une importante simplification de la comptabilité. En effet, ce statut ne nécessite plus l’établissement d’un bilan comptable ou encore la tenue annuelle des comptes. Il faut toutefois veiller à :

  • tenir à jour un journal de ses achats (cela concerne les micro-entrepreneurs qui ont une activité de commercialisation de tout type de marchandises) ;
  • tenir à jour un journal de ses recettes.

Une comptabilité allégée

Une imposition avantageuse

Avec le statut de micro-entrepreneur, vous profitez des avantages du régime micro-fiscal. Vous avez le choix entre :

  • le régime traditionnel de l’impôt sur le revenu (IR) ;
  • le versement libératoire de l’impôt sur le revenu.

Le régime traditionnel de l’impôt sur le revenu (IR)

Si le micro-entrepreneur opte pour le régime traditionnel de l’impôt sur le revenu, l’impôt sera calculé après l’application d’un abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires. Ce taux d’abattement est fonction du type d’activité et s’élève à :

  • 34 %, pour les bénéfices non commerciaux (BNC) ;
  • 50 %, pour les prestations de services ;
  • 71 %, pour les activités commerciales.

Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu

Si le micro-entrepreneur opte pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, le montant à payer est fixé au moment de la déclaration annuelle. Le taux est déterminé en fonction du chiffre d’affaires et s’élève à :

  • 15 %, pour les bénéfices non commerciaux (BNC) ;
  • 31 %, pour les prestations de services ;
  • 45 %, pour les activités commerciales.

Le régime micro-entrepreneur offre la possibilité de payer ses cotisations sociales et ses impôts en un seul versement. Cette option doit être choisie par le micro-entrepreneur en amont. Les taux des versements libératoires varient selon le type d’activité :

  • 1 % pour les activités de vente et l’offre de logements;
  • 1,7 % pour les prestations de services BIC;
  • 2,2 % pour les activités libérales et les prestations de services BNC.

Par ailleurs, le micro-entrepreneur peut être exonéré de TVA s’il a un chiffre d’affaires inférieur à :

  • 34 400 euros HT pour les activités libérales ou les prestations de services;
  • 85 800 euros pour l’offre de logements ou la commercialisation de marchandises.

Visualisez notre tutoriel : comment devenir micro-entrepreneur ?

Quelle est la différence entre une micro-entreprise et une auto-entreprise ?

Une micro-entreprise est une entreprise qui réalise des chiffres d’affaires annuels inférieurs à 82 800 € et qui est soumise à un régime fiscal simplifié. Une auto-entreprise est une forme particulière de micro-entreprise à laquelle s’applique un régime fiscal et social spécifique destiné aux entrepreneurs individuels.

Quels sont les régimes fiscaux et sociaux différents ?

Les micro-entreprises sont soumises au régime fiscal de la micro-entreprise qui consiste en un abattement forfaitaire de 51 % sur les bénéfices imposables dans les limites d’un plafond annuel. Les auto-entrepreneurs sont soumis au régime fiscal et social spécifique pour les auto-entrepreneurs qui consiste en un versement libératoire de l’impôt sur le revenu et un régime social simplifié.

Quels sont les avantages et inconvénients de chaque régime ?

Les avantages de la micro-entreprise sont le régime fiscal avantageux et le faible coût de mise en place. Les inconvénients sont le fait que les entreprises ne peuvent pas réaliser des chiffres d’affaires supérieurs à 82 800 € et ne peuvent pas bénéficier de certaines aides fiscales et sociales. Les avantages de l’auto-entrepreneur sont le régime fiscal et social simplifié et le faible coût de mise en place. Les inconvénients sont le fait que les auto-entrepreneurs ne peuvent pas bénéficier de certaines aides fiscales et sociales et que les bénéfices sont limités.

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